ÉCOLE COLLÈGE

SAVIO

École-Collège Savio

Une pédagogie novatrice et adaptée

CDS News

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Témoignages de parents présents le 25 mars 2017

Une par­tie de l’as­sis­tance le 25 mars à Saint-Léger de la Mar­ti­nière 

Les parents qui se sont expri­més ci-des­sous ont assis­té au lan­ce­ment de « L’école des Parents pas Car­rés. » Ils ont expli­qué les rai­sons de leur pré­sence et indi­qué leur situa­tion fami­liale.

Cla­risse – Famille mono­pa­ren­tale

Sa démarche en assis­tant à cette jour­née est d’abord pro­fes­sion­nelle puisque elle est ensei­gnante. Dans l’école où elle enseigne, elle constate que les parents sont sou­vent dému­nis et elle cherche des solu­tions à appor­ter à leurs pro­blèmes. Son fils n’allait pas bien et depuis qu’elle l’a ins­crit dans une école pri­vée, il va mieux.

Debo­rah –

Mère de trois enfants de 12, 10 et 8 ans. Elle a per­du son mari il y a deux ans et à la suite de ce décès, Julien, l’aîné, est deve­nu dif­fi­cile. Il allait mal et ne sachant plus très bien quoi faire, elle a déci­dé de le mettre à Savio où elle constate un mieux même si tout n’est pas réglé. Elle est éga­le­ment pré­sente à titre pro­fes­sion­nel car elle est ensei­gnante dans un lycée pro­fes­sion­nel.

Chris­telle et Her­vé – Famille recom­po­sée

Chris­telle n’a pas d’enfants mais essaye de com­prendre ses beaux-enfants et sou­haite avoir des clés. Her­vé (trois enfants : une fille de 19 ans et deux fils de 14 et 11 ans) a vécu un divorce dif­fi­cile avec des coups bas inces­sants. Les enfants assistent à la bagarre. Ils le testent et ce n’est pas tou­jours simple pour lui : « j’ai besoin d’une caisse à outils ». Sa fille aînée est pas­sée par une famille d’accueil ; il a réus­si à la récu­pé­rer. Elle a besoin d’un foyer stable. Cette situa­tion a créé une fis­sure dans la fra­trie entre d’un côté les deux gar­çons qui vivent avec leur mère bio­lo­gique et ne sont chez Her­vé que durant les vacances et la fille aînée d’autre part qui demeure chez lui. Her­vé ne veut pas trans­mettre à ses enfants « les cas­se­roles qu’il traîne » : « J’ai été éle­vé dans une famille où la mère était domi­nante et lorsque je me suis marié, j’ai repro­duit le même sché­ma. J’ai beau­coup souf­fert de cette situa­tion qui s’est ter­mi­née par une sépa­ra­tion. Je ne veux pas que cela se repro­duise pour mes enfants. » Her­vé s’informe donc pour mieux assu­rer son rôle de père et aider ses enfants à se construire.

Flo­rence – Famille mono­pa­ren­tale

Assiste à la réunion en tant que parent. Elle est seule avec deux ado­les­cents de 16 et 13 ans, issus d’une double culture. Elle a vécu douze ans au Koweit et son fils lui reproche de l’avoir rame­né vivre dans un pays pauvre. Elle enseigne dans un col­lège rural de Cha­rente-Mari­time. Ses élèves sont des hyper­ac­tifs. Il y en a 30 dans la classe dont elle ne sait com­ment s’occuper car si elle peut faire face à trois quatre élé­ments hyper­ac­tifs c’est autre chose quand il y en a une tren­taine.

Marie-Pierre

Maman de Béa­trice, 15 ans, adop­tée à l’âge de 10 ans qui a rejoint Savio en classe de 5e. Elle trouve qu’elle est bien à Savio parce que l’on y prend soin des enfants et qu’on leur enseigne le res­pect des autres et de ce qu’ils sont. « À Savio, on en fait des enfants capables de pen­ser par eux-mêmes » dit-elle encore. Elle attend de l’école des parents qu’elle lui apporte des réponses aux pro­blèmes qu’elle se pose, prendre du recul et, confron­tée à des dif­fi­cul­tés, savoir com­ment faire pour les résoudre. Inté­res­sée par la caisse à outils.

Béré­nice et Laurent – Famille recom­po­sée

Béré­nice, deux enfants, Paul et Nathan, et Laurent, quatre enfants (21,19, 17 et 14 ans) vivent ensemble depuis sept ans et demi. Béré­nice est pré­sente à titre per­son­nel ain­si qu’en tant qu’enseignante. Son fils aîné, Paul, a connu un refus sco­laire et avait un com­por­te­ment agres­sif. Elle l’a donc ins­crit à Savio et trouve que la situa­tion s’est amé­lio­rée. Avec les enfants de Laurent qui sont plus âgés, cela s’est bien pas­sé dans l’ensemble. Dans le cadre de son tra­vail, elle aime­rait faire comme à Savio. « Je pense de toute façon que l’on peut faire mieux que ce qui s’y fait actuel­le­ment, même si c’est une grande struc­ture. »

Laurent avait la garde de l’aîné, les trois autres vivant chez leur mère à Cler­mont-Fer­rand et ne venant que pour les vacances sco­laires. Il a déjà une cer­taine expé­rience des enfants. Béré­nice et lui-même sont d’avis tota­le­ment dif­fé­rents lorsqu’il s’agit de l’éducation des enfants, mais ils se sou­tiennent. Béré­nice est une maman tendre qui a du mal à dire non et à faire par­ti­ci­per les petits aux tâches ména­gères. L’exemplarité est impor­tante pour eux, on ne demande pas à un enfant de ne pas fumer si soi-même on fume et ils expliquent à leurs enfants que sous leur toit ce sont les adultes qui décident. Il a reca­dré les enfants de sa femme. « Nathan, le plus petit, a com­pris. En revanche, Paul consi­dère que je lui ai pris sa maman. Même si Paul va mieux depuis qu’il est à Savio, il ne lâche jamais et il y a tou­jours une cer­taine ten­sion. » Selon Laurent, la grand-mère est un peu trop proche et a ten­dance à les infan­ti­li­ser. Fina­le­ment, les enfants de Béré­nice se sont adap­tés et c’est avec son deuxième enfant (19 ans) que Laurent a eu le plus de pro­blèmes.

Par rap­port à l’école des parents, Laurent déclare : « Ce que dit Chris­tophe Labrousse ne m’apporte pas grand’chose de nou­veau, mais cela me conforte dans mes idées et m’aide à me poser moins de ques­tions pour savoir si je vais dans la bonne direc­tion. Disons que sa logique est la même que la mienne. »

Patri­cia et Phi­lippe – Famille tra­di­tion­nelle

Patri­cia et Phi­lippe ont atten­du dix ans avant d’adopter deux enfants, Simon à 6 mois et demi et Maxime, à 3 mois et demi. Simon l’aîné, en souf­france, a été sco­la­ri­sé à Savio.

« Simon a gran­di rapi­de­ment. À l’entrée en 6e, il était net­te­ment plus grand que les autres. Il a eu ten­dance à aller vers les 4e et 3e plus proches de lui par la taille. Par ailleurs, har­ce­lé par d’autres enfants. Simon avait du mal à tra­vailler et on était en rup­ture avec lui. Nous avons alors consul­té un psy qui nous a conseillé le Col­lège Savio. Cela a été dif­fi­cile car Simon ne vou­lait pas venir à Savio. Ce sont fina­le­ment ses cou­sins qui l’ont déci­dé.

Quand nous sommes arri­vés à Savio en octobre 2015, on nous a ras­su­rés en nous disant « que « le col­lège s’adapterait à Simon . » C’est sa deuxième année à Savio et c’est le jour et la nuit. C’est un enfant qui a besoin d’être valo­ri­sé et, du coup, il reprend confiance en lui. Il construit ses fon­da­tions. »

CDS NEWS – 19 avril 2017

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