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Sébastien Béguier, nouveau parrain du Collège Savio

Sébas­tien Béguier, vété­tiste des défis extrêmes, a accep­té, en novembre 2016, de deve­nir le par­rain du Col­lège Savio. Por­trait d’un homme enga­gé.

Sébas­tien Béguier a tou­jours cru dans les ver­tus du sport. Il s’adonnait pré­cé­dem­ment au foot-ball, puis, à la suite d’un drame fami­lial, il a repris le foot, mais se trou­vant dans une période de tran­si­tion ne savait s’il allait conti­nuer ou s’arrêter. C’est alors qu’il a décou­vert une nou­velle dis­ci­pline, le VTT (Vélo Tout Ter­rain) et s’est lan­cé un défi per­son­nel : faire un 24 h VTT en solo. C’est là qu’il pren­dra le goût du dépas­se­ment de soi.

Sa pre­mière course au Lam­bon, en 2014, se ter­mine par un aban­don dû en bonne par­tie à une mau­vaise météo. Il estime alors, que si il y a eu aban­don, c’est que quelque chose n’a pas fonc­tion­né. Il en tire les bonnes conclu­sions pour que ce ne soit pas un échec, repense tota­le­ment sa manière de s’entrainer, de s’alimenter et de se concen­trer. Il réus­sit à faire de cet épi­sode la pre­mière étape d’une longue et exi­geante pré­pa­ra­tion phy­sique et men­tale vers la vic­toire de l’année sui­vante. La sai­son 2015 fut très dure. Sébas­tien apprend à se trans­cen­der dans la souf­france. « Si tu veux être à l’aise le jour J, il faut te faire mal avant. La réus­site passe par la dou­leur phy­sique, mais avant de le com­prendre cela peut deman­der du temps », déclare-t-il. Il pédale des cen­taines et des cen­taines de kilo­mètres se don­nant pour but de trans­for­mer le néga­tif en posi­tif. Il le doit à lui-même, à ceux qui l’entourent, sa famille, ses amis, ses par­te­naires et spon­sors. Il n’est pas ques­tion de les déce­voir.

Sébas­tien se fixe sans cesse des défis extrêmes. En pleine pré­pa­ra­tion des mon­diaux qui se dérou­le­ront en Ita­lie en juin 2017, il roule 500 km en VTT pour relier Saint-Léger de la Mar­ti­nière, d’où il part, à Melle, vingt-quatre heures plus tard. Entre ces deux pôles, il aura par­cou­ru le dépar­te­ment des Deux-Sèvres du nord au sud et de l’ouest à l’est, de nuit comme de jour.

Le par­te­na­riat avec Savio

C’est d’ailleurs dans le cadre de la pré­pa­ra­tion du télé­thon que Sébas­tien ren­contre Chris­tophe Labrousse dans sa fonc­tion de maire de Saint-Léger de La Mar­ti­nière. Les deux hommes constatent rapi­de­ment que si leurs per­son­na­li­tés sont dif­fé­rentes, ils pos­sèdent une même concep­tion de l’existence et de l’éducation et véhi­culent des valeurs sem­blables. Avoir affaire à eux deux sera for­cé­ment équi­li­brant pour les Savio­tins. C’est un homme plein d’humilité, d’intelligence et d’humanité qui accepte de deve­nir le par­rain du col­lège Savio. Il sait se ser­vir de son vécu pour avan­cer et a com­pris que pour réus­sir il faut être cohé­rent avec soi-même et les autres. Pour Sébas­tien, être par­rain est un enga­ge­ment essen­tiel qui cor­res­pond à sa volon­té de trans­mettre, d’échanger et de pas­ser des mes­sages de soli­da­ri­té aux enfants. Il prend très au sérieux sa tâche et par­ti­cipe régu­liè­re­ment aux acti­vi­tés du col­lège. Son par­cours le rend cré­dible aux yeux des enfants qui écoutent ce qu’il a à dire. Sébas­tien applique à l’éducation et à la vie les méthodes qu’il pra­tique dans le sport et cela donne plu­tôt de bons résul­tats. « La pre­mière chose que les parents regardent dans un éta­blis­se­ment sco­laire, c’est le taux de réus­site aux exa­mens. Quand le taux de réus­site est éle­vé, c’est qu’il y a un bon ensei­gne­ment et c’est ce taux de réus­site qui donne de la valeur à l’école. Cette valeur, ce sont bien les élèves qui l’apportent. Il faut que les Savio­tins prennent conscience de cela ; ils sont à l’origine de leur propre valeur » explique-t-il. Lors d’un récent entre­tien, il a deman­dé aux élèves de 3e ce qu’ils avaient mis en place de par­ti­cu­lier pour la pré­pa­ra­tion au bre­vet des écoles. Rien de spé­cial n’ayant été fait, il leur a sug­gé­ré un tra­vail d’équipe le soir après les cours. Une sorte d’entrainement inten­sif d’une demi-heure par binôme, l’intérêt étant que lorsque l’on fait tra­vailler l’autre on apprend soi-même sans s’en aper­ce­voir. Sébas­tien a été très fier d’apprendre que cette sug­ges­tion avait fait son che­min et que les ado­les­cents avaient rapi­de­ment mis en place un pro­gramme d’entrainement digne d’une « com­pé­ti­tion » !

Ce par­rain d’un nou­veau style à Savio, les pré­cé­dents étant plus proches du monde des paillettes que de l’effort, conçoit son rôle comme un pro­lon­ge­ment du tra­vail des édu­ca­teurs et réus­sit à faire pas­ser des mes­sages qui pour­raient ne pas être enten­dus dans le cir­cuit tra­di­tion­nel.

CDS NEWS – 20 mars 2017