ÉCOLE COLLÈGE

SAVIO

École-Collège Savio

Une pédagogie novatrice et adaptée

CDS News

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Discours du 6 septembre, rentrée 2016 – 2017

« C’est avec un très grand plai­sir que je vous accueille, pour cette 21e année, à Savio, dans cette école pas comme les autres. Une école où cha­cun arrive avec son « bagage », sou­vent lourd pour cer­tains ; une école où l’on ne juge pas ; une école qui ne triche pas ; une école qui est celle de la vie ! La vraie !

Au nom de l’é­quipe édu­ca­tive, au nom des membres du Conseil d’ad­mi­nis­tra­tion, soyez les bien­ve­nus, « nou­veaux » et « anciens » Savio­tins. Que cette nou­velle année vous soit douce, qu’elle réponde à vos attentes et qu’elle vous per­mette de prendre votre envol ! C’est tout ce que je vous sou­haite ! Savio doit être, avant tout, un trem­plin dans votre sco­la­ri­té !

Il est impos­sible de com­pa­rer les élèves d’au­jourd’­hui avec ceux d’il y a 21 ans.

Nous sommes là pour vous nour­rir intel­lec­tuel­le­ment. Soyez des éponges ; imbi­bez-vous de tout ce que nous allons vous apprendre. A Savio, on ne chute pas de niveau ; intel­lec­tuel­le­ment, nous allons vous rem­plir la tête ; vous aider à construire une pen­sée, « votre » pen­sée, celle qui vous est propre et qui fera de cha­cune et chaun d’entre vous des femmes et des hommes libres ! »

La socié­té a com­plè­te­ment chan­gé ; ce n’est pas pour autant qu’elle est pire aujourd’hui qu’il y a trente ans, mais il faut s’adapter à cette nou­velle socié­té. Cela fait par­tie de ce que Savio apporte à ses élèves et c’est très impor­tant car dans la socié­té qui s’annonce rien ne sera simple et l’on attend de vous que vous soyez les meilleurs.

Les nou­veaux pro­grammes sont rela­ti­ve­ment courts. Je pense que leurs concep­teurs à l’Éducation Natio­nale ont du réflé­chir au taux d’absentéisme des pro­fes­seurs et se dire qu’en rédui­sant les pro­grammes, ceux-ci auraient l’impression d’avoir tout fait. C’est en tout cas la réflexion que m’apporte la ren­trée de mon fils en sixième. Il est ren­tré jeu­di et plu­sieurs de ses pro­fes­seurs sont déjà absents ! Nous allons donc, à Savio, suivre les pro­grammes de cette année sco­laire 2016 – 2017. Nous nous sommes pro­cu­rés tous les manuels, ce qui soi-dit en pas­sant repré­sente un sacré bud­get, mais nous conti­nue­rons, avec Chan­tal, à consul­ter aus­si les anciens pour mieux vous nour­rir intel­lec­tuel­le­ment car nous ne pou­vons pas nous conten­ter de ce qui est pro­po­sé.

La nou­veau­té, ce sont les E.P.I., les ensei­gne­ments pra­tiques inter­dis­ci­pli­naires que nous pra­ti­quons à Savio depuis vingt ans. C’est-à-dire qu’en concer­ta­tion avec vos pro­fes­seurs nous déci­de­rons de tra­vailler sur un sujet, tout en mixant plu­sieurs matières. Nous allons tra­vailler sur l’environnement et vous faire créer des com­pos­teurs dans un pre­mier temps. En mathé­ma­tiques et en SVT nous nous inté­res­se­rons éga­le­ment au com­pos­tage et le tout fera votre pre­mier E.P.I. Ensuite, avec Robin, nous asso­cie­rons la lit­té­ra­ture avec la musique et le des­sin.

Des expo­si­tions auront lieu à la fin de l’année pour la fête de l’école, dont une qui ras­sem­ble­ra tous vos tra­vaux. Et si, en cours d’année, vous êtes véri­ta­ble­ment pro­lixes nous ferons une expo­si­tion à Saint-Léger de la Mar­ti­nière.

Aujourd’hui, en tant que Vice-pré­sident de la Com­mu­nau­té de com­munes du Mel­lois, j’ai adres­sé à madame la ministre de l’Éducation Natio­nale un cour­rier pour lui signa­ler tout ce qui ne fonc­tionne pas avec les agents des écoles. Je l’ai même invi­tée à nous rendre visite avant Noël. Vien­dra-t-elle, ne vien­dra-t-elle pas ? Je ne sais pas, mais il faut conti­nuer à croire en ce que l’on fait pour avan­cer.

En cette ren­trée vous êtes 25 élèves à Savio. C’est un choix afin que nous puis­sions bien vous connaître et nous occu­per de vous. Nous devons savoir com­ment vous fonc­tion­ner pour vous ali­men­ter en fonc­tion de qui vous êtes. Sans juge­ment de notre part, puisqu’à Savio – et c’est l’une de nos forces -, nous ne sommes pas là pour vous juger, ni vos copains d’ailleurs. Tout le monde est dans le même bateau et votre déno­mi­na­teur com­mun c’est que vous n’aimez pas l’école.

À l’origine, nous nous nom­mions « Mai­son », puis nous sommes deve­nus « École-Col­lège Domi­nique Savio ». Ce chan­ge­ment de déno­mi­na­tion est dû au fait que la classe d’Isabelle est désor­mais recon­nue par l’Éducation Natio­nale. Pour le col­lège c’est plus com­pli­qué parce qu’une recon­nais­sance serait oné­reuse pour le minis­tère. Donc, même si on nous fait de grands sou­rires et si nous sommes régu­liè­re­ment ins­pec­tés, nous res­tons un éta­blis­se­ment hors-contrat ce qui nous donne la liber­té d’agir et d’exploiter nos dif­fé­rences, d’avancer au tra­vers des pro­grammes, mais aus­si de ren­contres inté­res­santes ini­tiées par nos soins. Par contre les plaques d’adresse vont être modi­fiées et indi­que­ront désor­mais « École-Col­lège Domi­nique Savio ».

Savio est jume­lé avec l ‘École du suc­cès de Sainte-Anne, en Gua­de­loupe, qui a chan­gé de nom pour deve­nir « Graine de génie ». Nous accueille­rons cer­tains de ses membres durant l’année sco­laire.

Je vous signale que je dis­pose d’une page face­book, mais que le col­lège Domi­nique Savio en pos­sède une éga­le­ment que je nour­ris abon­dam­ment car je maî­trise bien cet ins­tru­ment. Il y a des infos et beau­coup de pho­tos, n’hésitez pas à les visi­ter.

 

En lit­té­ra­ture, les troi­sièmes plan­che­ront sur une œuvre et les cin­quièmes et qua­trièmes sur une autre. Il s’agit de deux romans écrits par deux habi­tants de Saint-Léger de la Mar­ti­nière dont les titres sont Ils étaient sept (paru en juin) et Pan­tins, lutins, nains de jar­dins (paru en août). Ce sont deux bons bou­quins et comme les auteurs sont ici, nous les rece­vrons et les accueille­rons. J’avais d’autres ouvrages en tête pour cette année, mais lorsque j’ai consta­té que c’était de la bonne lit­té­ra­ture, je me suis dit : tra­vaillons avec les talents du ter­ri­toire. Je pré­cise que la suite de Ils étaient sept paraî­tra à Noël. Pour les parents, vous aurez juste à régler les livres sur les­quels ils vont tra­vailler.

Nous avons un pro­jet avec le musée de Rau­ra­num, à Rom, qui mène des fouilles sur le site de l’antique cité gal­lo-romaine. Je ren­con­tre­rai le direc­teur le 24 sep­tembre pour orga­ni­ser votre tra­vail avec le musée, où vous étu­die­rez la méde­cine de l’Antiquité. Vous vous ren­drez aus­si à l’Espace Men­dès-France à Poi­tiers, où vous visi­te­rez les expo­si­tions en cours à par­tir des­quelles vous aurez un tra­vail à faire.

J’aimerais éga­le­ment mettre en place le pro­jet artis­tique et cultu­rel avec les foyers ruraux à Lezay. Cela tarde un peu, mais j’ai appris avec eux à ne pas être pres­sé. Nous conti­nue­rons tout ce que nous fai­sions déjà l’année pré­cé­dente, dont le théâtre et la phi­lo avec Robin, qui se fera en alter­nance avec la vie de classe la semaine sui­vante. Le mer­cre­di reste la jour­née cultu­relle, dif­fé­rente de l’an der­nier cepen­dant parce qu’il faut évo­luer et aller de l’avant.

 

Il y a du nou­veau dans la com­mu­ni­ca­tion avec les parents et j’attends d’eux qu’ils soient exi­geants et demandent à voir chaque week-end les trois cahiers, qui doivent nous reve­nir signés. S’il y a un pro­blème à un moment ou un autre, je vous demande de me le signa­ler. Vous devez suivre ce qui est fait à Savio, l’évolution du tra­vail de votre enfant et nous devons tra­vailler main dans la main. Ce n’est pas pour rien que je fais l’école des parents. On écrit par­tout aujourd’hui qu’être parent c’est un métier. Super ! Pour ce métier de parent, il n’y a pas d’école, pas de for­ma­tion, pas de diplôme, pas de départ en retraite et on est parent jusqu’à la fin de sa vie. Donc, on fait avec ce qu’on est et avec ce qu’on a…je dis bien avec ce qu’on est et avec ce qu’on a… On fait de son mieux.

Je tiens vrai­ment à ce que nous tra­vail­lions ensemble, que vous exi­giez de voir ces cahiers, c’est un res­pect non seule­ment du tra­vail de vos enfants mais éga­le­ment du nôtre. Un nou­veau cahier va se bala­der chez vous tous les week-ends, je l’ai appe­lé « le cahier de vie de classe » : des infor­ma­tions et tous ces fameux E.P.I. figu­re­ront des­sus. C’est-à-dire que nous y col­le­rons avec les enfants toute l’actu de l’école ain­si que le règle­ment inté­rieur, le pro­jet édu­ca­tif et péda­go­gique et l’emploi du temps. On débu­te­ra en col­lant la carte des Deux-Sèvre, indi­quant à quel endroit se trouve la Ber­tra­mière dans ce dépar­te­ment. Il est impor­tant que les enfants puissent se repé­rer dans l’espace et dans le temps. Dès ven­dre­di pro­chain vous trou­ve­rez tout ce qui pré­cède dans le « cahier de vie de classe » ain­si que la pla­quette de pré­sen­ta­tion de l’école, pour­quoi Savio, com­ment fonc­tionne Savio…. Chan­tal est le pro­fes­seur prin­ci­pal des troi­sièmes, Isa­belle des pri­maires, Robin des sixièmes, Jor­dan des cin­quièmes et moi de qua­trièmes. C’est-à-dire, pour vous parent, que s’il y a quoi que ce soit vous devez prendre contact obli­ga­toi­re­ment avec le pro­fes­seur prin­ci­pal. Ensuite, lorsque l’on fixe­ra des ren­dez-vous, ils se dérou­le­ront avec le pro­fes­seur prin­ci­pal et moi-même. C’est impor­tant.

Dans ce « cahier de vie de classe », il y aura aujourd’hui le pro­jet édu­ca­tif et péda­go­gique. Nous sui­vrons cinq objec­tifs. J’avais pen­sé vous le lire dans son inté­gra­li­té, mais je crains que cela ne soit fas­ti­dieux, alors je vous remer­cie de le lire ce week-end et d’en par­ler avec votre famille, c’est super impor­tant de par­ta­ger le quo­ti­dien de Savio avec votre enfant. Nous allons pour­suivre cinq objec­tifs ; le pre­mier : déve­lop­per le vivre ensemble, le deuxième : inté­res­ser tous les élèves selon leur tranche d’âge, le troi­sième : être à l’écoute pour déve­lop­per la démarche en indi­vi­duel et en col­lec­tif, ce pour aug­men­ter la confiance en soi, le qua­trième : être en lien construc­tif avec les acteurs du pro­jet édu­ca­tif et péda­go­gique, les asso­cia­tions du ter­ri­toire, le musée Rau­ra­num, la Fédé­ra­tion dépar­te­men­tale des pays ruraux et le cin­quième : dépas­ser les fron­tières du ter­ri­toire, élar­gir nos hori­zons avec l’accueil des petits Gua­de­lou­péens.

Il y a donc tout d’abord ce pro­jet édu­ca­tif et péda­go­gique, mais en tant que pro­fes­seur de Fran­çais, ça ne me suf­fit pas et je conti­nue­rai le tra­vail réa­li­sé l’an der­nier sur l’écriture. L’écriture à tra­vers la phi­lo, le théâtre, le ciné­ma et les arts visuels, plas­tiques, le chant et les sports. Un tra­vail en par­te­na­riat avec la radio D4B sera fait cette année. Comme vous le voyez plein de choses vous attendent.

Apprendre à Savio, qu’est-ce que c’est ?

Les atten­tats, com­ment en par­ler aux enfants ? Cet été, en tant que maire, j’ai béné­fi­cié d’une for­ma­tion qui me per­met d’en par­ler. Il ne s’agit pas de mini­mi­ser l’actu, mais de poser des­sus les mots justes, à la por­tée des enfants.

La laï­ci­té, qu’est-ce que c’est ? On nous en rebat les oreilles. Très bien, je leur expli­que­rai ce qu’est la laï­ci­té par rap­port à l’actualité dont les médias ne donnent aujourd’hui qu’une ver­sion tron­quée.

Et puis, nous dis­po­se­rons de la « feuille de lien », mise en place, il y a deux ans, par une sta­giaire et qui fonc­tionne bien. Nous la ferons cir­cu­ler pour faire le point, après la réunion men­suelle de l’équipe, le der­nier ven­dre­di du mois.

 

Vous rece­vrez le PPS, le pro­jet péda­go­gique savio­tain, i.e. vous rece­vrez en sep­tembre, pour les enfants des sixième, cin­quième, qua­trième et troi­sième, une feuille de diag­nos­tic vous deman­dant com­ment va votre enfant quels sont ses points forts et ses points faibles. L’objectif pour nous est de tra­vailler immé­dia­te­ment sur ses points faibles. Nous vous indi­que­rons ce que nous atten­dons de votre enfant d’ici Noël. Et à Noël, lorsque nous nous retrou­ve­rons entre pro­fes­seurs, nous repren­drons ce PPS pour voir si nos objec­tifs sont atteints. Dans l’affirmative, tant mieux. Sinon on s’en fixe de nou­veaux pour les vacances de février et ain­si de suite. Il faut que nous enre­gis­trions une pro­gres­sion et que vous puis­siez voir où en est votre enfant. Vous rece­vrez la feuille de notes à chaque vacances et le bul­le­tin tri­mes­triel à chaque fin de tri­mestre.

Faites atten­tion aux dates des vacances, nous avons modi­fié cer­taines choses, car l’Éducation Natio­nale a fait n’importe quoi cette année. On essaye de ne pas être trop dif­fé­rents des autres, mais faire arrê­ter ou reprendre les enfants en milieu de semaine, ce n’est bon ni bio­lo­gi­que­ment, ni péda­go­gi­que­ment.

 

Pour pré­pa­rer le bre­vet, les enfants vont pas­ser deux ou trois bre­vets blancs dans les condi­tions de l’examen. Plus ils en pas­se­ront et mieux ils seront pré­pa­rés.

L’année à venir sera très riche. Nous aurons un week-end « école des parents ». Je vais fixer la date très rapi­de­ment. Je vou­drais vrai­ment des parents inves­tis i.e. qui viennent. Pas des OK le jour de la ren­trée et seule­ment trois ou quatre parents pré­sents le jour de la mani­fes­ta­tion. Ce sera un same­di, cela dure toute la jour­née sans les enfants, mais avec l’équipe édu­ca­tive et ça a lieu ici. On se pré­sente et on se raconte, on par­tage les sou­cis. De ce fait, pas de juge­ment de la part des autres, mais plu­tôt des élé­ments de réponse. On déjeune ensemble et l’après-midi je fais inter­ve­nir un consul­tant exté­rieur ou je choi­sis un thème sur lequel nous allons tra­vailler. Ce sont des moments très impor­tants. Rien n’est caché et entre parents vous pou­vez dis­cu­ter, vous télé­pho­ner ou vous écrire. Cette année la cor­res­pon­dante des parents sera Joce­lyne. Je sou­haite que les parents retrouvent leur juste place dans l’école. À Savio c’est facile, mais je le sou­haite éga­le­ment en tant que res­pon­sable du sco­laire sur le ter­ri­toire. Je veux que les parents retrouvent la confiance en l’école, qu’ils retrouvent leur juste place et ne res­tent pas juste der­rière les grilles, qu’ils osent mettre le pied à l’intérieur de l’école même ceux qui n’ont pas un bon sou­ve­nir de leur sco­la­ri­té. La démarche est impor­tante car les parents doivent s’investir dans l’école de leurs enfants. Au moindre ques­tion­ne­ment, appe­lez-moi, ne lais­sez pas pour­rir une situa­tion. On doit tous être immé­dia­te­ment réac­tifs. S’il s’agit d’un pro­blème par rap­port à une dis­ci­pline, contac­tez le pro­fes­seur prin­ci­pal, si c’est d’ordre géné­ral, appe­lez-moi, lais­sez-moi un mes­sage, je rap­pelle tou­jours.

J’adresse un e‑mail à tout le monde le mer­cre­di ou le jeu­di pour don­ner l’ambiance de la semaine. J’indique ce que cha­cun a à faire le week-end. Vous êtes des édu­ca­teurs paren­taux, vous n’êtes pas des édu­ca­teurs sco­laires et vous ne devez pas vous prendre la tête avec vos enfants le week-end s’ils ne font pas leurs devoirs. Aler­tez-moi sim­ple­ment et je m’en occu­pe­rai le lun­di, à leur retour à Savio. Sur­tout que ce qui est deman­dé comme tra­vail le week-end n’est pas insur­mon­table. Nous ferons res­ter l’élève un peu plus tard le ven­dre­di sui­vant, en com­pa­gnie d’un pro­fes­seur pour effec­tuer le tra­vail et com­prendre ce qui a pu être à l’origine d’un blo­cage. Les élèves de Savio doivent être res­pon­sables et acteurs de leur vie. Ils ont la chance, j’insiste lour­de­ment, d’être entou­rés d’une équipe bien­veillante, vigi­lante, qui se remet sans cesse en ques­tion, la ver­tu de l’éducateur étant l’humilité.

La fête des 20 ans de l’école, avec plus de 300 per­sonnes pré­sentes, est le témoi­gnage d’une fidé­li­té et d’une confiance for­mi­dable et je n’admettrai pas qu’un tra­vail médiocre de mes équipes vienne cas­ser cela. On est là pour l’excellence pas pour le bof, l’à‑peu-près, l’amateurisme qu’il est facile de ren­con­trer par­tout. On ne peut se conten­ter de ça aujourd’hui.

Je pré­viens que nous allons revis­ser les bou­lons par rap­port à l’année der­nière. Les élèves étaient nom­breux et cer­tains d’un point de vue dis­ci­pli­naire n’ont pas été tristes. Deux élèves se sont amu­sés à sor­tir de l’établissement le der­nier jour. Conclu­sion, le voi­sin a por­té plainte avec ma béné­dic­tion et j’ai dépo­sé une main cou­rante. Il y a un moment où il faut savoir s’arrêter. Il existe un règle­ment qui vous sera lu ce soir par l’équipe, règle­ment auquel vous ne devrez pas déro­ger car c’est un règle­ment qui avant tout assure votre sécu­ri­té.

Je crois que nous avons fait le tour, je vous ai par­lé des nou­veau­tés et du reste. Comme vous avez pu le consta­ter depuis l’an pas­sé, Savio fait peau neuve et il y aura encore des tra­vaux cette année, mais cela devrait être bien avan­cé d’ici Noël.

Nous comp­tons sur vous, comme vous comp­tez sur nous. Je remer­cie cer­tains anciens parents de leur confiance. Je remer­cie éga­le­ment ceux qui nous ont appe­lé dès qu’ils ont sen­ti leur enfant vaciller, cela nous a per­mis de régler plein de situa­tions. Je tenais à vous en remer­cier parce que c’est comme cela que votre enfant se construit. Et puis, un jour de ren­trée des classes comme aujourd’hui, on se sou­vient des élèves tels qu’on les a quit­tés en juillet et on trouve qu’ils ont gran­di. Vous me direz c’est nor­mal à l’adolescence. Mais ils ont gran­di à tous points de vue, parce qu’inconsciemment ils ont digé­ré, por­té à matu­ra­tion tout ce qu’on a pu leur ensei­gner pen­dant l’année sco­laire. Et ça c’est la force de Savio.

À pro­pos du bre­vet, je pen­sais que cer­tains ne pour­raient pas l’avoir et fina­le­ment ils l’ont eu, cela a été une grande et belle sur­prise pour moi. Il y en a un qui m’a dit lors d’un entre­tien télé­pho­nique : « mais atten­dez Chris­tophe, avec tout ce que vous nous mar­te­lez toute l’année, on ne peut pas l’oublier ! » Quant à Vitas, qui n’était pas du tout sco­laire, il a décro­ché son bre­vet avec brio. Autant vous dire que ce sont des moments géniaux pour un édu­ca­teur. On se dit on y va, tou­jours plus haut et tou­jours plus fort.

Ce qui est impor­tant pour les nou­veaux c’est que les grands vont par­rai­ner les petits. C’est-à-dire que les troi­sièmes, peut-être aus­si des qua­trièmes, seront par­rains d’un élève. Cette notion de tuto­rat, de par­rai­nage, de grand frère est impor­tante. Et il y aura une étude par­ta­gée entre grands et petits, Savio, c’est une grande famille et on veille vrai­ment sur les petits..

Je n’oublierai jamais ce que l’on m’a dit il y a vingt ans, lors de la pre­mière ren­trée. Une famille au grand com­plet, fra­trie, grands-parents, mar­raine et par­rain, hési­tait à me confier un enfant pour des rai­sons qui n’avaient rien à voir avec ma com­pé­tence. Fina­le­ment, ils décident d’inscrire l’enfant. J’étais à la porte lorsque la maman, alors sur l’avant-dernière marche de l’escalier, m’a dit : « Vous ne vous ren­dez pas compte Mon­sieur Labrousse de la confiance que l’on vous accorde ! » Une chape de plomb m’est tom­bée des­sus, mais je n’ai jamais, jamais, jamais oublié ce que cette dame m’a dit. Il est impor­tant que vous ayez confiance en nous et nous vous en remer­cions en fai­sant ce que nous fai­sons pour vos enfants et en veillant à la qua­li­té de l’enseignement et de l’éducation qui sont dis­pen­sés ici. Je n’accepterai jamais la médio­cri­té.

Chris­tophe Labrousse