ÉCOLE COLLÈGE

SAVIO

École-Collège Savio

Une pédagogie novatrice et adaptée

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Témoignage de Tess

Bon­jour,

Je m’appelle Tess, j’ai 14 ans et je suis sco­la­ri­sée au Col­lège Domi­nique Savio depuis février 2014.

Je suis arri­vée à Savio à l’âge de 12 ans. Je n’avais aucun pro­blèmes dans mon tra­vail sco­laire mais de gros pro­blèmes dans ma famille, en par­ti­cu­lier avec ma mère, avec laquelle j’étais en rap­port de force constant et refu­sais toute dis­cus­sion. Je ne com­mu­ni­quais plus avec mes parents, et tout se ter­mi­nait en dis­pute. À l’époque, j’étais influen­çable, très capri­cieuse, et je man­quais énor­mé­ment de matu­ri­té. Il a fal­lut du temps à ma mère pour déci­der si oui ou non je devais chan­ger d’établissement. Mon père, convain­cu que cela m’apporterait du posi­tif, a réus­si à la convaincre à son tour. En peu de temps, j’entendis par­ler de Savio. J’étais folle de rage contre eux, je les détes­tais, et je refu­sais en vain d’écouter leurs expli­ca­tions. Quelques semaines plus tard, je devais visi­ter l’école. En arri­vant, je rigo­lais ner­veu­se­ment, avec une colère qui était tou­jours bien là : l’allure de cette école me fai­sait bien rire, et je me deman­dais alors si ce n’était pas une grosse blague. C’était tout sauf un col­lège « nor­mal ».

Mal­gré tout mes a prio­ri, mon inté­gra­tion s’est faite très vite. Je décou­vrais alors une école où tout le monde avait son sac à dos bien rem­pli. On était tous dif­fé­rent, mais au fond on avait tous un point en com­mun : quelque chose n’allait pas et il me sem­blait qu’on venait à Savio pour aller mieux. Je n’y croyais pas vrai­ment, j’avais l’impression d’être dans une colo­nie de vacances. Les élèves étaient accueillants, mais moi, j’étais presque méchante.

Bizar­re­ment, peu à peu, je pris goût à ce mode de vie et à leur manière édu­ca­tive. J’ai beau­coup aimé le fait d’être en inter­nat, j’étais tota­le­ment cou­pée de mes parents, et cela me fai­sait grand bien. Je pou­vais me remettre en ques­tion et eux aus­si. J’essayais de me cher­cher, de don­ner un sens à cette « nou­velle vie », de m’accepter ou bien encore d’arrêter ce conti­nuel rap­port de force avec mes parents. Au début je ne voyais pas vrai­ment d’évolution quant à ce sujet. À l’heure d’aujourd’hui, je vois une grande évo­lu­tion et je retrouve la com­mu­ni­ca­tion que j’avais per­du avec mes parents. À Savio, loin de nos réseaux sociaux enva­his­sants, nous appre­nons à s’entraider, à com­mu­ni­quer et à déve­lop­per la notion du par­tage, cha­cun avec nos dif­fé­rences, pour com­po­ser de belles choses.

Une rela­tion de confiance s’est très vite ins­tau­rée avec toute l’équipe. Ils me recadrent, et, fina­le­ment, j’aime bien. L’école est un lieu où chaque élèves s’y retrouvent, où l’on se sent bien, en sécu­ri­té, et où les joies reviennent petit à petit. On retrouve alors peu à peu, cha­cun, une porte qui avait été res­tée entre-ouverte. C’est alors à nous de conti­nuer sur ce che­min. Les résul­tats sco­laires s’en sui­vront tout autant. L’écoute, le res­pect, le par­tage et la soli­da­ri­té sont les bases pour notre réus­site per­son­nelle. Chaque pro­fes­seur voit en nous un poten­tiel qui n’avait pas été obser­vé de plus près, et que nous-même, n’avions pas su voir. Ils essaient de res­sor­tir le posi­tif qui se cache en nous, nous redonnent confiance en soi, et pour ça j’aimerais les remer­cier d’être autant inves­tis. Savio fait des élèves en dif­fi­cul­tés des êtres libres, capables de réflé­chir, de pen­ser, de se for­ger leur propre opi­nion, capables de dire non. On se forge un carac­tère solide, on apprend à s’estimer et à savoir ce que l’on vaut.

Peu à peu, je conti­nue à reprendre confiance en moi. Je suis tou­jours sco­la­ri­sée à Savio, en 3e et je compte beau­coup sur cette der­nière année pour prendre du recul. J’ai encore de la matu­ri­té à prendre, j’en suis per­sua­dée. Savio m’enrichit beau­coup pour mon futur et ma vie sociale. J’aimerais remer­cier toute l’équipe édu­ca­tive, ain­si que mes parents, qui ont eu le cou­rage de s’éloigner de moi, pour mieux me retrou­ver. Je compte bien ter­mi­ner cette année sur la bonne voie avec toutes les clés en main.

Tess