Ludo­vic Rhode répon­dant aux ques­tions des élèves

La 29e semaine de la presse et des médias d’information à l’école a enre­gis­tré cette année une par­ti­ci­pa­tion record : 17 500 éta­blis­se­ments sco­laires étaient ins­crits. L’École-Collège Savio en fai­sait par­tie et du 12 au 16 mars des repré­sen­tants de la presse locale et régio­nale se sont expri­més devant les Savio­tins sur le thème de cette année : « D’où vient l’info ? »

Cette semaine a pour but de for­mer le juge­ment des élèves en déve­lop­pant leur sens cri­tique et aus­si de leur don­ner les moyens d’exercer leurs res­pon­sa­bi­li­tés de citoyens.

Les thèmes abor­dés durant ces jour­nées concer­naient :

Savoir aller cher­cher l’information, la croi­ser au moins trois fois pour être sur qu’elle est fiable et que l’on est pas en train de se faire mani­pu­ler est déjà tout un art. Com­prendre pour­quoi il est néces­saire ou utile de faire par­ta­ger cette infor­ma­tion au lec­teur demande de la réflexion, du juge­ment car une infor­ma­tion dif­fu­sée en presse écrite à plu­sieurs mil­liers d’exemplaires peut faire des dégâts si elle est inexacte ou bru­tale. L’effet est démul­ti­plié à la télé­vi­sion.

Didier Gar­ri­gand en pleine action

C’est de ce métier com­plexe et pas­sion­nant que sont venus par­ler Ludo­vic Rhode (La Concorde), Didier Gar­ri­gand (La Nou­velle Répu­blique) et Cathe­rine Bré­jat (Ré à la Hune) aux élèves leur pré­ci­sant les dif­fé­rentes formes qu’il pou­vait prendre selon que le jour­na­liste tra­vaille dans un quo­ti­dien, un heb­do ou un men­suel ou bien dans l’audiovisuel. Ludo­vic Rhode s’est attar­dé sur les for­ma­tions pos­sibles pour deve­nir jour­na­liste (trois années d’études après le Bac en écoles de jour­na­lisme ou à la Facul­té) et acqué­rir un regard objec­tif néces­saire au trai­te­ment de l’information. Il n’a pas caché que c’est un métier sans horaires, enten­dez-par là que les heures de tra­vail sont nom­breuses et ont lieu aus­si bien de jour que de nuit, en semaine ou le week-end et qu’au-delà d’une écri­ture agréable et si pos­sible sans fautes d’orthographe, il néces­site des connais­sances tech­niques qui ne s’improvisent pas.

C’est aus­si un métier pas­sion­nant qui per­met de ren­con­trer beau­coup de monde, de péné­trer dans des lieux inac­ces­sibles aux simples mor­tels et de com­prendre fina­le­ment com­ment fonc­tionne un pays.

La révo­lu­tion du numé­rique fait que la ques­tion de l’avenir de la presse écrite se pose. Mais si elle doit se réin­ven­ter, la télé­vi­sion reste un domaine inté­res­sant par­ti­cu­liè­re­ment pour la concep­tion de docu­men­taires car elle dis­pose de moyens finan­ciers que n’ont pas les autres médias et donnent aux jour­na­listes la pos­si­bi­li­té de prendre le temps pour réa­li­ser ce qu’ils ont à faire.

Les Savio­tins posèrent, comme à leur habi­tude, de nom­breuses ques­tions aux inter­ve­nants et gageons qu’au moins deux d’entre eux feront de futurs jour­na­listes !

CDS News – 21 mars 2018